UE 7 Professionnalisation


ECUE 10 Méthodologie du développement local

Delphine Collet, cabinet Rouge Vif Territoires

L’enseignement amène les étudiants à réfléchir à la question du choix et de l’élaboration  des méthodes de diagnostic de territoire, à repérer et mobiliser les ressources des territoires. En effet, il n’existe pas UNE méthode mais autant de méthodes que de demandes, de territoires et de développeurs. Plusieurs facteurs sont à prendre en compte ou s’imposent d’eux-mêmes au moment de réaliser le diagnostic. C’est ce que les étudiants sont amenés à découvrir, à la fois par la présentation de méthodes très différentes, par un témoignage d’expériences menées sur des territoires divers, et par des mises en situation.

Les étudiants s’initient également à la diversité des projets de développement local. Ils se confrontent aux attentes et demandes des territoires, s’interrogent sur les méthodes de travail les plus appropriées en fonction des réalités et contraintes locales, découvrent les différentes étapes et modalités de pilotage d’un projet, …Le cours est orienté sur le montage de projets dans leur totalité (quelles étapes au-delà du diagnostic ?) et s’appuie sur des mises en situation des étudiants, autour d’études de cas réels (réponse à des cahiers des charges). Plusieurs outils et supports de travail sont présentés, qui aident l’animateur territorial à structurer sa démarche.

ECUE11 Conduite de projets, démarches participatives

Emmanuel Dommergues, Conseiller transport en commun auprès de l’Adjoint à la maire de Paris en charge des transports

Marc Coelho, Chargé de Développement Local, Education, Réussite Educative, Jeunesse, Culture, Accès aux droits et Santé, Equipe de Développement Local Porte de Vanves, DDCT- Mairie de Paris

Cet enseignement vise à explorer d’un point de vue théorique et pratique les processus de projet en aménagement et développement local. L’objectif est d’acquérir les outils méthodologiques et réflexifs pour définir des stratégies territoriales, monter, conduire, évaluer des projets, maîtriser les enjeux de la participation citoyenne, savoir intégrer l’animation dans la conduite d’un projet de territoire. .

Il s’agit notamment de travailler sur l’avant/le pendant/ et l’après de la démarche participative habitante en insistant sur les temps d’animation. Les étudiants seront à la fois acteurs de l’animation participative (mises en situation) et bénéficiaires de celle-ci. Ces cours ont pour objectif de bien définir les attentes de l’animation participative, de faire le point sur les échelles de la participation et comment cela peut créer de l’intelligence collective et de bien définir et expérimenter les différentes phases et  méthodes d’animation participative.

Références bibliographiques :

BLONDIAUX L. et SINTOMER Y., 2009, L’impératif délibératif, Rue Descartes, n63, pp 28-38,

FOURNIAU J.M., 2007, « L’institutionnalisation du débat public », Ceras – revue Projet n°297, Mars

GAUTHIER M., M. GARIEPY, et M. O. TREPANIER, Eds, 2008, Renouveler l’aménagement et l’urbanisme, Planification territoriale, débat public et développement durable, Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal

OLIVE M., DUBOIS J., 2004, « Euroméditerranée : négociation à tous les étages. Etat, promoteurs et propriétaires dans une ville en crise », Annales de la Recherche urbaine, 97, pp. 103-111

PINSON G., 2006, « Projets de villes et gouvernance urbaine. Pluralisation des espaces politiques et recomposition d’une capacité d’action collective dans les villes européennes », Revue française de science politique, vol. 56, n°4, pp. 619-651.

ECUE 12 Stage collectif d’aménagement

Sandrine BERROIR, Maître de conférences en géographie, Université Paris-Diderot Matthieu Gimat, Maître de conférences en aménagement, Université Paris-Diderot

À partir de la réponse à la demande d’une collectivité locale relative à une thématique d’aménagement ou/et de développement local, l’enseignement poursuit deux objectifs concomitants : celui de familiariser les étudiants avec le traitement d’une commande pré-opérationelle, et celui de mobiliser, à partir d’un cas concret, les principales méthodes de terrain en sciences humaines et sociales.

Exemples des années antérieures :

-2013 : Evaluation à mi-parcours du programme LEADER en Ile de France (2007-2013) pour la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt d’Ile de France

-2014 : Stratégies d’acteurs adoptées avec l’arrivée de la LGV SEA, pour l’Observatoire socio-économique de la LGV Tours – Bordeaux

-2015 : Analyse de l’impact des réformes territoriales et de la Ligne à Grande Vitesse sur les services publics de la ville de Poitiers, pour l’Observatoire socio-économique de la LGV Tours – Bordeaux

-2016 : La petite enfance dans les quartiers politique de la ville dans le 13ème arrondissement de Paris, pour la Mairie de Paris

2017 : la rétraction des commerces et services dans les villes moyennes : l’exemple de Nevers

2018 : la redynamisation économique du quartier de Saint Sever à Rouen

2019 : la revitalisation du centre bourg de Fénétrange en Lorraine

Références bibliographiques :

BERTHIER Nicole, 2002, Les techniques d’enquête. Méthode et exercices corrigés, Armand Colin, Paris, 254 p.

BLANCHET Alain, GOTMAN Anne, 2001, L’enquête et ses méthodes : l’entretien, Nathan Université, Paris, 128 p.

DE SINGLY François, 1992, L’enquête et ses méthodes : le questionnaire, Nathan Université, Paris, 128 p.

GUIBERT Joël, JUMEL Guy, 1997, Méthodologie des pratiques de terrain en sciences humaines et sociales, Armand Colin, Paris, 216 p. (utile pour le stage).

JEANNOT Gilles, 2005, Les métiers flous. Travail et action publique, Octares Editions, Toulouse, 166 p.