Charte du stage


Définition : qu’entend-on par mémoire de stage ?

Le mémoire de stage n’est pas un rapport de stage. En effet, alors que l’objectif essentiel d’un rapport de stage est de rendre compte d’une expérience professionnelle plus ou moins complexe, le mémoire de stage doit être orienté vers une réflexion à partir d’un sujet articulé à une expérience concrète. C’est ce dernier aspect qui le distingue par ailleurs du mémoire de recherche. Dans le cadre d’ADL, il s’agit de travailler à partir d’une commande passée par une collectivité, de manière à en établir le contexte et à répondre aux questions que soulève la commande ; puis de présenter des préconisations pour l’action. De ce point de vue, il s’agit d’un document d’étude à orientation professionnelle qui doit être placé dans la perspective de la recherche d’emploi.

 

1 – Les étapes

Avant le stage :

Le temps de stage est relativement bref. Il convient donc d’effectuer un travail préparatoire dont l’objectif sera à la fois de recenser l’information nécessaire pour répondre à la commande et de vous faire une culture sur le contexte thématique et spatial du sujet. – Recenser, se procurer et analyser les informations nécessaires : il s’agira d’établir une liste d’informations nécessaires à la conduite de votre travail. Vous pourrez également conduire une première analyse de ces informations à partir des sources disponibles.

Repérer les ouvrages et articles qui traitent de votre sujet ou de son contexte social et spatial par un travail de recherche bibliographique et de lecture (cf. le paragraphe sur la recherche bibliographique).

Ce travail préparatoire doit avoir pour objectif d’établir une première approche de votre sujet avant votre stage à travers l’identification des enjeux apparents de votre commande, de son contexte, des questions que l’on peut se poser à son sujet. Les séances d’atelier mémoire et votre tuteur universitaire pourra vous aider à élaborer cette première approche.

Pendant le stage : Compléter vos sources.

Mener les enquêtes de terrain : les méthodes mobilisables dans le domaine des sciences humaines et sociales sont l’observation, l’entretien, le questionnaire, le travail documentaire (cf. les cours de méthode et les ateliers de la formation).

Il convient de distinguer les méthodes de la méthodologie. Il n’existe pas une seule bonne méthode mais plutôt une combinaison d’outils qui permettent de cerner un sujet. C’est cette combinaison qui vous permettra d’établir une méthodologie adaptée. Pour cette raison, les choix méthodologiques doivent toujours être justifiés en fonction du sujet traité ainsi que de ses contraintes, notamment dans le cadre d’un stage. Avec votre tuteur universitaire, n’hésitez pas à discuter de manière approfondie de la mise au point de la méthodologie.

Le stage doit être un temps d’enquête mais également de réflexion sur la manière dont vous aviez envisagé initialement le traitement de la commande : ce que je constate correspond-il à ce que j’avais envisagé initialement? des éléments nouveaux apparaissent-ils à travers l’enquête ? si oui, lesquels et dans quelle mesure me conduisent-ils à réorienter ma réflexion ? Afin de faire une utilisation la plus efficace possible de votre temps de stage, il convient d’effectuer le maximum de travail pendant cette période notamment en termes de traitement des données, de mise en forme d’un plan de restitution du mémoire, voire de premiers éléments de rédaction. N’oubliez pas que ce que vous avez écrit ne sera jamais perdu : la bibliographie et le guide d’entretien ou d’observation figureront en fin de mémoire, les premières esquisses de problématique serviront de base pour votre introduction…

Après le stage :

Achever le traitement de vos données. Compléter les analyses, notamment par la mobilisation de nouvelles lectures. Élaborer un plan définitif de rédaction. Rédiger et mettre en forme le document final.

N’hésitez pas à soumettre votre plan ou des chapitres à des regards extérieurs (à commencer par votre tuteur universitaire et votre référent de stage), mais aussi à vos camarades afin de pouvoir bénéficier de leurs remarques, suggestions, etc. L’enseignement mutuel est très profitable. Il vous permettra de vous rendre compte que vos camarades rencontrent des problèmes similaires, ce qui est déjà réconfortant. Mais avant de vous lancer dans l’écriture, ayez un plan solide : on ne modifie pas l’architecture d’ensemble au dernier moment… Au cours de votre rédaction, vous mobiliserez des statistiques, utiliserez des documents divers (livres, bilans, enquêtes, évaluations, études, procès-verbaux, documents d’information…) et citerez des ouvrages. N’oubliez pas, à chaque fois, de mentionner vos sources ! De même, n’oubliez pas d’utiliser les guillemets pour les citations.

Tout au long de ce parcours, vous aurez à travailler avec votre tuteur universitaire. Il vous revient de le solliciter régulièrement pour fixer les orientations de votre travail, la méthodologie, pour déterminer le calendrier de votre travail, pour faire le point avec lui sur l’avancée de vos travaux (cf. charte du deuxième stage jointe). À chaque fois que vous rencontrez votre tuteur universitaire, il est fortement conseillé de lui remettre quelque chose d’écrit (un plan provisoire, un début de grille d’entretien…) : cela vous oblige d’abord à préciser et à formaliser vos projets, cela fournit ensuite un support de discussion fructueux.

 

2 – La forme du mémoire

Volume et mise en forme

Les mémoires font, en règle générale, entre 30 et 50 pages, bibliographie et annexes non comprises. Il est inutile et déconseillé de dépasser un tel volume. Dans la mesure où le mémoire de stage est également un document à vocation professionnelle, le caractère synthétique de l’ouvrage sera valorisé. Concernant la mise en forme, vous vous en remettrez aux consignes données dans le document joint (cf. mise en forme des mémoires).

À la fin de votre rédaction, vérifiez soigneusement l’orthographe et la syntaxe. Négliger ces éléments peut disqualifier votre travail tant d’un point de vue universitaire que professionnel. Lorsque des entretiens ont été réalisés, des traitements statistiques effectués… il convient de les mobiliser dans le corps du mémoire (et non pas de les rejeter en annexes). Il convient par ailleurs de dire qui parle lorsque l’on restitue du matériau d’entretien. N’oubliez pas de mettre des guillemets à chaque fois que vous faites une citation. Cela est important : tout d’abord, pour « rendre à César ce qui appartient à César » (il n’est pas admis de s’approprier le discours d’autrui sans le citer) et ensuite pour bien préciser qui parle Il est recommandé de recourir à des images, des cartes et des photos, ou à d’autres documents, qui viendront soutenir utilement votre démonstration.

 

3. La soutenance du mémoire

Avant la soutenance, vous devez tout d’abord vous assurer auprès de votre tuteur universitaire que votre travail est « soutenable »… Cela nécessite de lui remettre d’abord votre mémoire avant de le déposer au secrétariat (cf. charte du deuxième mémoire). Placée sous l’égide de trois enseignants (ou plus), la soutenance d’un mémoire de master 2 dure environ une heure (20 minutes de présentation et 40 minutes d’échanges avec le jury). Cet exercice est public. N’oubliez pas que votre prestation fait partie intégrante de ce qui est soumis à évaluation. Que peut contenir l’exposé d’un candidat ? Le jury appréciera notamment une vision claire du problème posé et de ses enjeux, la capacité du candidat à resituer le sujet dans un champ plus vaste de problématique, l’aptitude à argumenter, à défendre avec pertinence un point de vue. Il pourra également apprécier un recul théorique ou méthodologique amenant éventuellement le candidat à relativiser ses résultats (sans pour autant les dévaloriser complètement). Le candidat pourra également exposer en quoi son travail peut aider les décideurs locaux dans la mise en œuvre de leur action et les enseignements qu’il tire de son expérience de stage dans la perspective d’une future pratique professionnelle.

 

Votre exposé doit comporter les éléments suivants :

une présentation de la commande et de son contexte ; la manière dont vous l’avez abordée et la justification de ce choix ; les résultats obtenus et les préconisations suggérées ; l’intérêt et les limites de votre démarche ; les suites à donner.

Pour préparer cet oral le mieux est de rédiger « un texte à dire » et de bien le connaître avant de soutenir. Ce texte sert de filet de secours lors de l’exposé. Il est conseillé de préparer quelques documents significatifs à montrer pour justifier votre propos (images, photos, cartes, extraits d’entretiens…), éventuellement sous la forme d’une présentation PowerPoint. Notez, par écrit, les questions et remarques adressées par les membres du jury : il n’est pas facile de tout se remémorer au moment de répondre ! Au terme de cette soutenance, le jury vous attribue une note globale qui tient compte du mémoire et de la soutenance.


 

Charte du stage

I – Intentions

L’équipe pédagogique de ADL a ressenti le besoin d’élaborer un document de référence permettant, dans le cadre de la réalisation du deuxième mémoire, d’établir des règles générales relatives aux relations entre étudiants et tuteurs universitaires auxquelles chacun pourra se référer.

 

II – Des engagements réciproques entre tuteurs universitaires et étudiants

– En concertation avec leur tuteur universitaire, les étudiants doivent réfléchir à la formulation définitive de leur sujet et à la méthodologie de leur travail futur. Des lectures – dont certaines recommandées par le tuteur universitaire – viendront enrichir cette réflexion et permettre la rédaction d’une note de deux à trois pages explicitant la nature de la commande ainsi que la démarche de travail. Cette note sera préparée avant le début du stage et sera présentée au tuteur universitaire puis au responsable de stage.

– Ensuite, les entretiens réguliers entre tuteur universitaire et étudiant sont destinés à débattre des orientations générales du travail, à les faire évoluer le cas échéant, à évaluer la validité de l’argumentation, à préciser la mise en forme des résultats, le plan (entre mai et juillet).

– Au cours du stage, au moins deux notes d’information sur l’avancement du travail seront adressées au tuteur universitaire par l’étudiant, l’une au cours du premier mois de stage, l’autre au cours du second. Le tuteur universitaire fera un retour commenté de ces notes. À l’initiative de l’étudiant ou, à défaut, du tuteur universitaire, des rencontres régulières seront prévues. Ces modalités sont susceptibles d’être modifiées en commun accord entre le tuteur universitaire et l’étudiant. Une version provisoire du mémoire sera à remettre à votre tuteur universitaire à une date à convenir avec lui.

– En fonction des ajustements réalisés ensuite par l’étudiant, le tuteur universitaire devra alors donner son accord quant à la soutenance du mémoire. Dans la perspective de la soutenance du mémoire, le tuteur universitaire, sur son initiative, rencontrera l’étudiant afin de s’entretenir avec lui des modalités de présentation orale.

 

III – Contenu et forme du document

Le rapport devra :

– présenter la commande institutionnelle et son contexte ;

– expliciter un point de vue argumenté sur l’intérêt et les limites de la commande, éventuellement sur la réorientation de celle-ci.

– préciser la problématique dégagée ainsi que la méthodologie suivie ; – présenter les résultats du travail effectué en termes d’analyse et de propositions ;

– fournir une bibliographie ainsi que des annexes utiles (donc en nombre limité) et classées. Le document sera organisé selon les mêmes consignes que pour le premier mémoire de bilan diagnostic. Il respectera également les mêmes consignes relatives à la forme. Le rapport hors annexes comprendra entre 30 et 50 pages. Il sera accompagné d’un résumé d’une dizaine de lignes ainsi que d’un CD-ROM sur lequel aura été enregistré le travail de mémoire de l’étudiant.

 

IV – Délais

Le dépôt du mémoire (en 4 exemplaires + 1 résumé + 1 CD-ROM) sera effectué par l’étudiant auprès du secrétariat à la mi-septembre. Ces délais sont impératifs. La diffusion des mémoires n’est autorisée qu’à l’issue de la soutenance. La soutenance se déroule fin septembre.